Que deviennent-elles ? Hasard des interviews croisées, nous allons à la rencontre d’Edyna Kéza NDEBANI… souvenez-nous, l’électron libre de Crazynina. Juin 2009, elle lançait le 1er magazine 100% Promos en Martinique. Aujourd’hui, c’est en tant que Directrice de KEZA COM, son agence de communication, presse d’entreprise et studio graphique que nous la retrouvons avec le sourire.
Crazynina : Bonjour Edyna… Comme les chats, il semble que tu multiplies les vies. Tu as désormais 26 ans, tu continues d’écrire avec nous quand le temps te le permet. Nous t’avons retrouvée aux côtés de Laetitia Privat dans le cadre de la présentation du 1er réseau d’affaires des DOM, aux côtés d’Astride Ostologue notre chargée de prévention en risques et catastrophes naturelles majeures, et il semble que tu nous prépares encore quelques belles petites choses. Un mot à ajouter ?
Edyna : Bonjour. Je salue le travail de Crazynina. Je suis fière d’être des vôtres, tant comme membre « free » de l’équipe que comme sujet d’entretien. Vous m’avez boostée et jusqu’à maintenant, on me parle encore de mon interview d’il y a presque trois ans. C’est pour cela que je continue de rencontrer des femmes actives comme Laetitia Privat et Astride Ostologue parce que je veux leur permettre de se faire connaitre, de faire découvrir une idée, un concept, un projet. Ce n’est pas toujours évident au début. Toutes celles que nous avons déjà rencontrées le savent. En plus, je crois qu’il est important de montrer ce que les femmes savent faire. Qu’il est important d’écrire sur des sujets qui nous touchent. Avec Crazynina, je vais directement à la rencontre de ces femmes enthousiastes et dynamiques. Je montre qu’elles ont une influence dans la vie locale, économique, culturelle ou entrepreneuriale dans la Caraïbe. Je m’attache aussi à mettre en avant des thématiques ou de nouveaux talents…
Crazynina : Notre œil de lynx remarque d’emblée que ton patronyme s’est raccourci. C’est n’est plus Edyna Kéza NDEBANI CARAMAN, mais Edyna Kéza NDEBANI… Tu changes de nom comme les Stars ?
Edyna : Non, pas comme les Stars, mais c’était trop long sur mes cartes de visites. (rires). En réalité, j’étais particulièrement attachée au CARAMAN car c’est le nom de ma mère. J’étais en Martinique depuis 7 ans à peine. J’avais besoin qu’on puisse m’identifier à ma famille ici. A cela s’ajoute le fait, je pense, que je voulais vraiment sentir mon côté Martiniquaise. Maintenant, c’est chose faite. Kéza, je persiste et je le garde. C’est un beau deuxième prénom plein de sens qui a inspiré le nom de mon entreprise.
Crazynina : Directrice de KEZA COM ? kézaco ? (le jeu de mot était trop tentant !)
Edyna : En réalité, KEZA COM existait avant même la création du Martinique Promos. C’est le nom de mon entreprise. Il était masqué par celui du produit que nous avions choisi de mettre en avant mon associé et moi. Aujourd’hui, nous avons fait le choix de nous recentrer vers notre cœur de métier : le conseil, la communication globale, le journalisme, la presse d’entreprise et notre studio graphique.
Crazynina : Bien. KEZA COM est donc une agence de conseil en communication spécialisée en Presse d’Entreprise et Studio Graphique. Tu peux développer pour les néophytes de la com ?
Edyna : Nous pouvons tout à fait nous substituer à un service communication complet, en partie, ou venir en soutien. KEZA COM définit et met en œuvre des actions de communication et de diffusion de l’information, nous en réalisons les outils et supports selon la stratégie du Client. Stratégie à laquelle nous participons avec une vraie valeur ajoutée ; celle de la compétence multiple… En effet, KéZA COM est un agrégat de compétences unifiées, complémentaires, structurées, qui permet à chaque Client de bénéficier de conseils de très grande qualité. En pratique, nous réalisons des journaux internes, des newsletters, des reportages, des interview, des logos, des affiches, des flyers, des sites internet, des événements...
Crazynina : Il y a beaucoup d’agences de com sur la place aussi bien localement que régionalement. Comment arrives-tu à te différencier des autres, grâce à ce sublime sourire et ces grands yeux ?
Edyna : Je crois qu’il est juste de dire que notre politique et notre éthique de travail sont altruistes et pédagogues. Nous pensons d’abord au client. Ce qui compte c’est ce qu’il a à dire ou à montrer et ce que l’autre doit dire de lui en le montrant. Nous sommes comme des « Robins des Bois de la Com », spécialistes de la communication des TPE et des PME, nous nous efforçons de donner à chacun une place et de la visibilité tout en sachant aussi très bien gérer celle des grandes entreprises. Nous ne nous attachons pas aux histoires de taille. Ce qu’il faut retenir de nous, c’est que plus que des communicants, nous sommes des communicologues : Nous écoutons, nous cogitons, nous imaginons, nous écrivons, nous créons. Nous apprenons à nos clients à bien communiquer. Nous ne communiquons pas pour eux, mais avec eux.
Crazynina : Comme c’est bien dit ! Avec l’expérience du Martinique Promos, nous nous sommes rendus-compte que côté communication, le problème vient souvent du budget. Tu confirmes ?
Edyna : C’est vrai. Le budget com est souvent oublié. Il n’est pas pris en compte même par les structures qui aident à la création d’entreprise (Je lance une alerte !!). Nous avons adapté nos tarifs à notre politique. Nous essayons d’être justes tout en respectant la valeur du travail demandé. Je souligne aussi un autre problème qui est le manque « d’éducation et de culture à la communication ». C’est le gros obstacle quand on travail dans une société où il y a beaucoup d’artisans, d’auto-entrepreneurs qui sont devenus chefs d’entreprises de manière autodidacte. Et qui ne savent pas comment valoriser leur savoir-faire. Ils ne saisissent pas toujours les enjeux d’un visuel esthétique, d’un logo efficace ou d’une phrase bien écrite. C’est la que la pédagogie intervient.
Crazynina : Qui sont tes clients ?
Edyna : Nous avons toutes sortes de clients. Nous sommes ouverts à tout tant qu’ils sont professionnels et sérieux. Grands Groupes, TPE, PME, associations, regroupements, auto-entrepreneurs. Tout le monde peut travailler avec nous.
Crazynina : Tu n’échapperas pas à notre question sentimentale : tu as réussi à te fiancer ?
Edyna : Je ne suis pas arrivée jusqu’aux fiançailles (rire) et ce n’est pas particulièrement mon objectif. J’ai cru entrevoir une vie de couple intéressante, mais je suis à nouveau célibataire !
Crazynina : Sans rentrer dans trop de détails, tu penses que c’est lié à ton hyperactivité ? C’est compatible d’être chef d’entreprise et en couple ? Il faut faire des sacrifices ?
Edyna : Je pense que nous n’étions pas compatibles lui et moi. Voilà tout. J’admets cependant que disposer de mon temps de travail comme bon me semble, sans avoir en tête les contraintes d’une vie conjugale correspond à mon caractère du moment. Avec du recul, j’ai parfois l’impression de m’être ralentie. Mais au final, je pense juste que je suis en pleine phase de développement. Les idées fusent, les rendez-vous s’enchaînent, le travail déborde parfois sur le temps de sommeil, ma situation n’était peut-être pas compatible avec une vie de couple stable au moment où ça s’est fait. Je ne me focalise pas sur cela. Comme dirait l’une de mes meilleures amies : «les bonnes choses finissent toujours par arriver, mais la donnée que nous ne maitrisons pas, c’est le Temps » (Merci Ass !). Cependant, je vois beaucoup de femmes chefs d’entreprise ou dirigeantes autour de moi qui s’en sortent très bien avec conjoint et enfants. Ouf ! C’est vrai qu’il y a quelques sacrifices à faire. C’est aussi lié à mon ambition. Mais ce sont des choix que j’assume, qui me définissent et me correspondent.
Crazynina : Des indices sur tes projets en cours en dehors de la quête du Prince Charmant ?
Edyna : Encore faudrait-il que je le cherche celui-là. Mais s’il me reconnait, qu’il envoie un message à Crazynina ! Je continue de rencontrer des femmes actives pour les mettre en valeur. Je m’intéresse à des thématiques comme le retour aux cheveux naturels ou la place de la femme dans la société. Celles qui se sentent concernées peuvent d’ailleurs me contacter. Je viens de faire la connaissance d’un homme très intéressant qui produit des films sur des sujets à la fois contemporains et anciens liés à la femme Africaine www.wmaker.net/bachprod. Côté pro, la dynamique économique actuelle, m’a incitée à développer une antenne en Guadeloupe. J’ai aussi passé quelques jours en Guyane et je crois qu’il y a aussi des opportunités à saisir là-bas.
Crazynina : Toujours côté vie perso, parce que c’est ça aussi Crazynina, tu portes toujours très bien tes cheveux naturels ? Tu revendiques quelque chose ou c’est juste une question d’esthétique ou de mode ?
Edyna : C’est un peu de tout ! Merci de me permettre d’en parler ! J’ai longtemps défrisé mes cheveux. Un jour j’ai réalisé que ça ne correspondait pas à mes traits, à mon visage, à mon nez, à ma bouche. Je me suis rendue compte que ça ne faisait pas partie de mes codes esthétiques et aussi que j’étais dépendante et prisonnière des lissages fréquents ou obnubilée par l’obligation d’éviter la moindre goutte de pluie etc. J’en ai eu assez… Parmi mes amies, nous sommes de plus en plus nombreuses à « être naturelle ». On aime ou on n’aime pas. Mais beaucoup de personnes nous complimentent en pensant que ce doit être dur. Pour moi, c’est une question de volonté. Certaines phases intermédiaires appellent parfois les ciseaux. Mais au final, le résultat en vaut la peine.
Crazynina : Nous prenons note ! Dans tout les cas, nous comprenons que tu restes une jeune femme affirmée, libre de ses choix, qui aime son pays et s’implique dans tout ce qu’elle fait. Un conseil pour nos lectrices et nos lecteurs ? Une pensée ?
Edyna : Il y a une phrase que j’ai trouvée d’une pertinence rare. Elle est d’Edouard Douwes Dekker Multatuli : « Les illusions perdues sont des vérités trouvées ». Je l’aime beaucoup. Elle me correspond très bien. J’ai tendance à beaucoup me projeter, par exemple préparer Noel en Juillet. J’ai parfois été trop emportée par mes rêves et la réalité m’est alors apparue dure. Plutôt que de m’arrêter là, je me dis que si nous voyons dans nos illusions perdues, des vérités trouvées, alors nous pouvons continuer d’avancer.
Crazynina : Merci Edyna « Dydine » ! Nous sommes une nouvelle fois ravis d’avoir discuté avec toi. Bonne continuation à KéZA COM dont l’approche communicationnelle et l’éthique de travail sont si intéressantes, et bonne chance à tous tes projets.
Edyna : Merci beaucoup. L’initiative de Crazynina est si sympathique. J’invite chacune d’entre nous à s’affirmer. J’invite les lectrices et lecteurs à parler du site autour d’eux. Communicante oblige, je m’adresse particulièrement aux professionnels de la mode, de la beauté, du bien être et de tout ce qui touche les femmes : Crazynina est une superbe vitrine ! Communiquez !