Paul Hervé Élisabeth, l'enfant chéri de la mode Antillaise PDF Imprimer
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Samedi, 17 Décembre 2011 13:00
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Paul Hervé Elisabeth Bonjour Paul Hervé,
Tout d'abord je tiens à vous remercier pour cette interview à laquelle vous avez accepté de répondre.

Crazynina : Avant de devenir styliste , quel fût votre parcours professionnel ?

PHE : J'ai été vendeur, puis Directeur de la boutique "Clémentine" une marque Lyonnaise, Rue de Seine dans le XI ème arrondissement à Paris. Peu de temps après j'ai laissé cette boutique pour faire de l'illustration, de la publicité et de l'impression textile toujours en collage.
J' ai postulé un jour au poste d'assistant du journal "Elle", j'ai envoyé mon CV avec justement des collages manuels. Claudine Picard la rédactrice en chef a reçu mon dossier, elle m'a tout de suite dit que j'allais m' ennuyer dans un journal et elle m' a envoyé vers une Maison de Couture. Elle m'a fait rencontrer Christian Lacroix qui venait juste d'ouvrir sa boutique, celui-ci m'a orienté vers un magazine qui m'a engagé pour faire du Publi-rédactionnel, j'ai travaillé pour la Place Vendôme, Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels ce qui m'a permis d être connu.


Crazynina : Quand avez vous commencé ce métier ?

PHE : J'ai commencé tard le stylisme, j'avais 35 ans. J'ai préparé un dossier qui s'intitulait "Attitude" pour le Comité Martiniquais du Tourisme, dans lequel je décrivais ma vision de la tradition dans l'évolution du costume. Muriel Wiltord, Directrice du CMT pour les Amériques, séduite par le projet m'a invité à faire mon 1er défilé à la Nouvelle-Orleans en Louisiane. J'ai ensuite commencé à me faire connaître à Paris, lors de quelques défilés.

Plus tard en 1994, je suis rentré en Martinique, avec le cercle de Minuit de Michel Field qui faisait une émission "Spécial Antilles". Je suis arrivé et je ne suis plus reparti. Je pense que j' avais besoin de me ressourcer et aussi éviter le diktat de la mode Parisienne. Sur place, j'ai ouvert un petit show-room Rue Blénac que j'ai abandonné au bout de deux ans car la trésorerie était trop faible. Après je suis parti en Afrique, au Mali, pour travailler sur l'Art de la Table tout en faisant des prototypes que je présentais aux gens qui étaient étonnés par mes créations en popeline blanche et de mon sens créole.





J'ai travaillé pour la Place Vendôme, Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels ce qui m' a permis d être connu

Crazynina : Quel est votre regard sur la mode antillaise ?

PHE : Je trouve qu'elle bouge bien,elle est très riche néanmoins l' univers est trop clos, on manque encore de visibilité ce qui est fort dommage car la mode antillaise a sa propre identité qui pourrait séduire le monde.


Crazynina : Qui porte vos créations ?

PHE : Toutes les femmes portent mes créations. Je viens de recevoir ce matin un message d' une genevoise sur mon site qui me demande où on peut trouver mes créations et je suis bien embarrassé car je n'ai pas de point de vente en Suisse, voilà encore une preuve qu'avec un peu de visibilité on peut séduire le monde.
Je pense que ce n'est pas uniquement la femme antillaise ou la femme Noire qui peut porter mes créations car toute les femmes du monde, peuvent les porter : les parisiennes, les martiniquaises, les guadeloupéennes et l'Afrique anglophone, je suis diffusé également en Afrique du Sud.


Crazynina : Sont-elles accessibles au grand public ?

PHE : J'y travaille. Il y a PHE pour Kréol Time qui existe aujourd'hui et j'ai déposé également la marque Paul Hervé Élisabeth.

Toutes les femmes du monde peuvent porter mes créations

J'aimerais que PHÉ Kréol Time puisse devenir comme un ZARA en terme de prix et que Paul Hervé Élisabeth soit une gamme au dessus, du prêt à porter de luxe à vrai dire.


Crazynina : Vous aimez l'Afrique, qu'est ce que ce continent vous a apporté ?

PHE : Pratiquement tout, en terme humain l'Afrique m'a ouvert le coeur, ce continent m' a humainement tout donné et je ne pourrais m' en passer. En terme de logistique professionnelle cela m' a aussi beaucoup aidé. Pour l'instant je fonctionne sur mes propres moyens, je n'ai pas fait d'aide à la création d'entreprise ni de prêt à la banque et ça va faire 5 ans que l'entreprise perdure.


Paul Hervé Elisabeth

Crazynina : Vos meilleurs souvenirs ?

PHE : Le FIMA en 2000 et la Fashion Week de Johannesburg, Afrique du sud en 2009. C'était une plateforme idéale en terme de mannequins, sons , lumières et bien sûr en retombées.


Crazynina : Et en terme de regrets ?

PHE : Je déplore un manque de communication entre les créateurs, les artistes. Je ne suis pas inspiré par le travail des autres créateurs mais leur travail me stimule car je suis quelqu'un qui aime aller vers les autres.


Crazynina : Vos passe-temps favoris ?

PHE : La Natation, j'adore nager.
La lecture, je lis beaucoup de médecine parallèle, énergie cosmique et des romans historiques.


Crazynina : Un Lieu ?

PHE : Le Man Ray pour Paris.
En Martinique: être en pleine mer et j'aime bien être en montagne, dans les mornes.


Crazynina : Un rêve?

PHE : Découvrir toutes les merveilles des îles et les continents.


L'équipe Crazynina, vous remercie


Paul Hervé Élisabeth
France: 0681 96 78 73
Martinique: 0696 40 11 16
kreol.time@gmail.com
www.paulherveelisabeth.com

Défilé Paul Hervé Elisabeth

Défilé Paul Hervé Elisabeth


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Spécial Paul Hervé Élisabeth